Bribes : ce que les livres laissent...

A. A. Michaud, Baignades

Un polar québécois en deux temps, presque deux récits en un.D’abord, cet événement anodin qui devient ce petit caillou dans l’engrenage… et fait basculer une mère et sa fille vers la catastrophe : meurtre, fuite, séquestration.Un ensemble sombre et efficace, malgré quelques longueurs.

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G. MacMillan, La Nanny

Jocelyn, fille du couple Holt propriétaire du Manoir de Lake Hallet, est laissée aux bons soins de Hannah, sa nanny dévouée. Lorsque celle-ci disparaît subitement, la petite fille demeure inconsolable, d’autant que Virginia, dénuée de tout instinct maternel, ne semble prendre que peu de plaisir à s’occuper d’elle.C’est donc sans joie aucune que, devenue adulte et veuve, Jocelyn se voir contrainte de retourner vivre au manoir avec sa propre petite fille, Ruby. Lors d’une promenade en kayak, Jocelyn et Ruby découvrent un crâne dans le lac de la propriété. Et s’il appartenait à Hannah ? Et si sa disparition était en réalité le fruit d’un assassinat ? Et pourquoi Virginia semble-t-elle si coupable ? Et que fait finalement Hannah devant la porte des Holt au lendemain de la macabre découverte ? (quatrième de couverture).

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A. B. Brown, L’Envol du moineau

Amérique : 17e siècle. Mary Rowlandson est l’épouse du pasteur d’une communauté de Presbytériens rigoristes venus d’Angleterre. Sous le joug de son époux, Mary, docile, courbe l’échine, même si les mœurs puritaines de sa famille et de sa communauté la révoltent.Sa vie faite de soumission prend un tournant inattendu lors de l’attaque de son village par les Indiens. Faite prisonnière, elle doit épouser la vie d’errance de la tribu, alors qu’elle devient la servante de Weetamoo, cheffe respectée du clan. Et c’est paradoxalement parmi les « sauvages » que Mary fait l’expérience de l’humanité et l’humanisme et qu’elle apprivoise une toute nouvelle liberté, qu’elle aura a cœur de conserver au moment de son retour à la civilisation.

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Duranty, Le Malheur d’Henriette Gérard

En bon disciple de Champfleury, Duranty nous propose avec Le Malheur d’Henriette Gérard (1860) un roman de la vie de province, tout à fait exemplaire du réalisme tel que le défendent ses chantres plus célèbres, Balzac ou Stendhal.Sans fioriture et sans ambages, l’auteur y relate le combat quotidien d’une jeune femme, Henriette, contrainte par sa famille d’éconduire l’homme qu’elle aime pour épouser un vieillard.

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J. Incardona, Le Monde est fatigué

Êve est une sirène professionnelle qui se donne en spectacle dans les plus grands aquariums du monde. Elle est l’ « icône glamour et artificielle d’un monde fatigué par le trop-plein de désirs », d’argent et de dérives en tout genre.Mais derrière l’image, il y a surtout une femme brisée, qui tente de réinvestir un corps maltraité et amputé par la chirurgie après avoir été percuté par un chauffard, et de récupérer la vie qu’on lui a volée.

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G. Baum, A. Piu, Moi, Lubochka

Au début, il n’a pas de nom. Il vit dans la forêt, au rythme immuable des saisons. Il chasse, il pêche dans les rivières glacées. Sa vie est instinct, silence et liberté. Puis la guerre surgit. Elle s’impose à lui par la violence des sensations : l’odeur âcre, les déflagrations, les éclats du feu qui déchirent le ciel. Et puis, la blessure. Le néant.Au cœur de ce fracas, une main se tend. Sergiy. Un soldat qui soigne, qui nourrit, qui initie aux échecs. Qui apaise par la musique.Et qui parle. Alors l’ours reçoit un nom : Lubochka. Tandis que le langage donne forme au monde et réunit les êtres. L’amitié improbable s’écrit.Mais la guerre ne s’arrête pas. Sergiy doit repartir au front. Dans un geste de protection, Lubochka profite du sommeil de son ami pour lui emprunter armes et uniforme. C’est lui qui partira.

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N. Zajde, La Patiente du jeudi

À l’occasion de séances de thérapie, l’échec intime des relations amoureuses de Mona bascule vers l’histoire collective lorsqu’une langue qui lui est inconnue s’invite sous hypnose : le yiddish. Elle se voit bientôt habitée par un dibbouk, figure du folklore juif incarnant la rémanence d’un passé non apaisé.Le roman met ainsi en lumière la force du transfert intergénérationnel et la persistance de traumatismes familiaux - ici hérités de la Shoah - longtemps enfouis.

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H. Boum, Le rêve du pêcheur

PrZack a fui Douala à dix-huit ans, abandonnant sa mère, Dorothée, à son sort et à ses secrets. Devenu psychologue clinicien à Paris, marié et père de famille, Zack voit brutalement son passé ressurgir.Quelques décennies plus tôt, son grand-père Zacharias, pêcheur dans un petit village côtier camerounais, veut offrir un meilleur avenir aux siens. Pour réaliser son rêve, il renonce à son mode de vie traditionnel et prend un pari périlleux… (quatrième de couverture).

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P. Jourde, Winter is coming

Gabriel, dit « Gazou », était l’un des fils de Pierre Jourde. Il est mort à vingt ans de son combat perdu contre la maladie. Sa figure radieuse et pleine de joie hante le récit de la dernière année de sa vie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel (extrait de la quatrième de couverture).

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J. Incardona, Les Corps solides

Il en faut peu pour rendre Anna et son fils Léo passablement heureux : un mobile-home, une planche de surf, un peu de cannabis et une bonne dose de liberté partagée. Surviennent un accident et la perte du camion-rôtissoire qui permettait au duo de subvenir à ses besoins. Un élément déclencheur d’une série d’ennuis et de dettes en cascade.Pour trouver de l’argent, nerf de la guerre qu’elle a entamée, Anna accepte alors, non sans honte, de participer à un jeu de téléréalité absurde dont l’unique règle consiste à ne plus lâcher la voiture sur laquelle elle aura posé la main...

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A. Job, Une drôle de fille

Quoi de plus paisible que la Maison Borj, cette boulangerie d’une petite ville de province belge à la fin des années 1950 ? Un ménage sans histoire, deux adolescents charmants, un commerce florissant : les Borj ont tout pour être heureux. Avec générosité, ils acceptent de prendre Josée, une orpheline de guerre, en apprentissage. Josée est une drôle de fille. Épileptique, pratiquement illettrée, la jeune fille a cependant un don émouvant pour le chant qui, après une messe de minuit retransmise à la radio, lui vaut une invitation au palais royal. Attisée par les rumeurs et la réprobation venues de l’extérieur, cette invitation va faire exploser l’harmonie des Borj, tiraillés entre le démon de midi du père, les ressentiments de la mère, la jalousie de la fille. Josée devient l’élément catalyseur de leur ruine. Bien malgré elle, comme dans une cure psychanalytique, elle fait resurgir les secrets enfouis, plongeant la famille dans une agitation à laquelle ses crises d’épilepsie font écho. En quelques semaines, la maison Borj va s’effondrer comme un château de cartes, son bonheur apparent, bâti sur des fondements bien fragiles, voler en éclat. Car si, chacun à leur manière, les personnages sont d’abord mus par de bonnes intentions, ils sont rattrapés par leur égoïsme et leur lâcheté. Et, comme souvent, ce sont les innocents qui en font les frais (quatrième de couverture).

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M. Sizun, La Gouvernante suédoise

On accompagne l’auteur en Suède, dans le quotidien bourgeois d’une famille du 19e siècle. Hulda, 17 ans, fraîchement sortie du couvent, s’éprend de Léonard, son voisin professeur de français, de plusieurs années son aîné. Bientôt enceinte, elle devient son épouse, malgré les réticences de son entourage. Si les premières années du couple se déroulent sans encombre, Hulda n’a pas la carrure pour diriger une maison et élever les quatre enfants qu’elle a mis au monde.

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H. Tyce, Blood Orange

PAlison Wood est avocate pénaliste. À mesure que sa carrière décolle, sa vie familiale se dégrade : elle passe ses journées à plaider et ses soirées dans les bars pour décompresser.

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A. Job, La cuisinière du Kaiser

Magda et Victor forment un couple en apparence sans histoire : leur Grand Hôtel des Ardennes est une affaire florissante et ils sont les parents d’une belle famille de huit enfants.C’est sans compter la guerre et la violence de l’occupant. Le 22 août 1914, Guillaume, un de leurs garçons, est lâchement abattu par un officier allemand.Dès cet instant, Magda n’aura de cesse de vouloir rendre justice à ce fils tant aimé.À tout prix. Y compris le démantèlement de sa famille.

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J. Libaire, La Fourrure Blanche

La Fourrure blanche est le récit d’un amour impossible mais vrai, entre un fils de milliardaire et une fille de junkies. Alors que tout les oppose : origine, caste, famille, argent, culture et même leurs propres préjugés, Elise et Jamey s’aiment (différemment) et se le prouvent. Jusque dans la maladie, jusque dans la mort, jusque dans les plus improbables extrémités.

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I. Aupy, L’homme qui n’aimait plus les chats

Une île. Sur laquelle vivent en bonne intelligence quelques habitants, vaguement marginaux, et des chats, à foison, qui y errent comme bon leur semble. Un jour, à la consternation de tous, ces derniers disparaissent. Bientôt remplacés, sur décision de l’administration du continent, par des félins d’une toute autre espèce...

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