Amérique : 17e siècle. Mary Rowlandson est l’épouse du pasteur d’une communauté de Presbytériens rigoristes venus d’Angleterre. Sous le joug de son époux, Mary, docile, courbe l’échine, même si les mœurs puritaines de sa famille et de sa communauté la révoltent.
Sa vie faite de soumission prend un tournant inattendu lors de l’attaque de son village par les Indiens. Faite prisonnière, elle doit épouser la vie d’errance de la tribu, alors qu’elle devient la servante de Weetamoo, cheffe respectée du clan. Et c’est paradoxalement parmi les « sauvages » que Mary fait l’expérience de l’humanité et l’humanisme et qu’elle apprivoise une toute nouvelle liberté, qu’elle aura a cœur de conserver au moment de son retour à la civilisation.
La vérité – celle que tu ne veux admettre – est que mon séjour dans les terres sauvages m’a changée. Pour toujours. Je ne suis plus l’épouse que tu avais autrefois. Je ne suis plus la femme docile et pieuse que tu as épousée et à qui tu as donné des enfants. Je suis perdue dans les terres sauvages, loin de la présence divine.
L’Envol du moineau, c’est un épisode tragique et captivant de l’histoire de la Nouvelle-Angleterre et du colonialisme. C’est une héroïne courageuse qui assume avec force son émancipation. C’est une ode à l’affranchissement des servitudes qu’elles soient féminines, cultuelles ou d’un peuple. C’est un tableau subtile et nuancé de la culture indienne, faite de violence archaïque, mais aussi de respect et d’amour. C’est enfin un hommage à la nature, à la liberté, à l’épanouissement de soi.
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