A. B. Brown, L’Envol du moineau

Publié le 26 février 2026 à 20:33

Amérique : 17e siècle. Mary Rowlandson est l’épouse du pasteur d’une communauté de Presbytériens rigoristes venus d’Angleterre. Sous le joug de son époux, Mary, docile, courbe l’échine, même si les mœurs puritaines de sa famille et de sa communauté la révoltent.

Sa vie faite de soumission prend un tournant inattendu lors de l’attaque de son village par les Indiens. Faite prisonnière, elle doit épouser la vie d’errance de la tribu, alors qu’elle devient la servante de Weetamoo, cheffe respectée du clan. Et c’est paradoxalement parmi les « sauvages » que Mary fait l’expérience de l’humanité et l’humanisme et qu’elle apprivoise une toute nouvelle liberté, qu’elle aura a cœur de conserver au moment de son retour à la civilisation.

 

« Elle est convaincue d’avoir trop changé pour pouvoir un jour se réadapter à la société anglaise. Le monde sauvage, qui lui semblait une abomination avant sa captivité, est devenu sa maison ».

 

L’Envol du moineau, c’est un épisode tragique et captivant de l’histoire de la Nouvelle-Angleterre et du colonialisme. C’est une héroïne courageuse qui assume avec force son émancipation. C’est une ode à l’affranchissement des servitudes qu’elles soient féminines, cultuelles ou d’un peuple. C’est un tableau subtile et nuancé de la culture indienne, faite de violence archaïque, mais aussi de respect et d’amour. C’est enfin un hommage à la nature, à la liberté, à l’épanouissement de soi.

Amy Belding Brown, L’Envol du moineau,
10/18, 2020.

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