C. de Salm, Vingt-quatre Heures d’une femme sensible

Publié le 26 décembre 2025 à 18:02

Parce qu’elle a vu son amant quitter l’opéra au bras d’une autre, une jeune veuve s’imagine être trompée. Au cours des vingt-quatre heures qui suivent cette découverte, cette femme sensible et jalouse va écrire quarante-quatre lettres à l’homme aimé, témoignage de la vague d’émotions confuses qui la submerge.

« Il serait horrible de vous accuser de ce que j’entrevois, si vous en êtes innocent. Je recueille mes forces ; je retiens mes esprits prêts à s’égarer. Je cherche à voir ce que je dois croire, faire, penser. Je suis de sang-froid ; j’ai le sang-froid du désespoir ».

 

Ce superbe roman épistolaire déroule une analyse psychologique subtile, rédigée dans un style raffiné. On y suit avec intérêt les souffrances d’une femme tragiquement amoureuse, ressassant le souvenir d’un bonheur qu’elle croit perdu et s’abîmant progressivement dans le doute et le désespoir.
Sublime. Tragique. Plein d’espoir aussi.

Constance de Salm, Vingt-quatre Heures d’une femme sensible [1824],  Libretto, 2015.

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