C. de Peretti, Le Sang des mirabelles

Publié le 19 avril 2026 à 11:43

Promesse d'un discours féministe sur toile de fond médiévale, l'apothicairerie en prime : Le Sang des Mirabelles a d'emblée tout pour plaire !


On appréciera en premier lieu l'histoire paradoxalement moderne d'Éléonore et d'Adélaïde, deux sœurs qui bravent les interdits d'une époque archaïque pour être résolument elles-mêmes : respectivement femme amoureuse et femme savante.

 

"Adelaïde aime son aînée sans pouvoir lui parler, et réciproquement, car elles sont femmes. Depuis l'enfance, tout leur est interdit et elles ont appris à se taire pour se protéger".


On plongera avec délices - tous les sens en éveil - dans l'atmosphère merveilleusement retranscrite d'un moyen-âge hétérogène, à la fois poétique, gourmand, sensuel, mais aussi cru, brutal, graveleux.


On savourera enfin les multiples facettes de cette fresque pittoresque, érudite et travaillée avec soin, jusque dans son écriture, qui emprunte au vieux français certains mots et tournures pour une immersion encore plus réussie.

Camille de Peretti, Le Sang des mirabelles, Calmann-Lévy, 2019.

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